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    Le conte du genévrier 檜樹

    時間:2022-06-06來源:互聯網 進入法語論壇
    核心提示:Il y a de cela bien longtemps, au moins deux mille ans, vivait un homme riche qui avait une femme de grande beaut, honnt
    (單詞翻譯:雙擊或拖選)
    Il y a de cela bien longtemps, au moins deux mille ans, vivait un homme riche qui avait une femme de grande beauté, honnête et pieuse; ils s'aimaient tous les deux d'un grand amour, mais ils n'avaient pas d'enfant et ils en désiraient tellement, et la femme priait beaucoup, beaucoup, nuit et jour pour avoir un enfant; mais elle n'arrivait pas, non, elle n'arrivait pas à en avoir.
    Devant leur maison s'ouvrait une cour où se dressait un beau genévrier, et une fois, en hiver, la femme était sous le genévrier et se pelait une pomme; son couteau glissa et elle se coupa le doigt assez profondément pour que le sang fît quelques taches dans la neige. La femme regarda le sang devant elle, dans la neige, et soupira très fort en se disant, dans sa tristesse: « Oh! si j'avais un enfant, si seulement j'avais un enfant vermeil comme le sang et blanc comme la neige! » Dès qu'elle eut dit ces mots, elle se sentit soudain toute légère et toute gaie avec le sentiment que son vœu serait réalisé. Elle rentra dans la maison et un mois passa: la neige disparut; un deuxième mois, et tout avait reverdi; un troisième mois, et la terre se couvrit de fleurs; un quatrième mois, et dans la forêt, les arbres étaient tout épais et leurs branches vertes s'entrecroisaient sans presque laisser de jour: les oiseaux chantaient en foule et tout le bois retentissait de leur chant, les arbres perdaient leurs fleurs qui tombaient sur le sol; le cinquième mois passé, elle était un jour sous le genévrier et cela sentait si bon que son cœur déborda de joie et qu'elle en tomba à genoux, tant elle se sentait heureuse; puis le sixième mois s'écoula, et les fruits se gonflèrent, gros et forts, et la femme devint toute silencieuse; le septième mois passé, elle cueillit les baies du genévrier et les mangea toutes avec avidité, et elle devint triste et malade; au bout du huitième mois, elle appela son mari et lui dit en pleurant: « Quand je mourrai, enterre-moi sous le genévrier. » Elle en éprouva une immense consolation, se sentit à nouveau pleine de confiance et heureuse jusqu'à la fin du neuvième mois. Alors elle mit au monde un garçon blanc comme la neige et vermeil comme le sang, et lorsqu'elle le vit, elle en fut tellement heureuse qu'elle en mourut.
    Son mari l'enterra alors sous le genévrier et la pleura tant et tant: il ne faisait que la pleurer tout le temps. Mais un jour vint qu'il commença à la pleurer moins fort et moins souvent, puis il ne la pleura plus que quelquefois de temps à autre; puis il cessa de la pleurer tout à fait. Un peu de temps passa encore, maintenant qu'il ne la pleurait plus, et ensuite il prit une autre femme.
    De cette seconde épouse, il eut une fille; et c'était un garçon qu'il avait de sa première femme: un garçon vermeil comme le sang et blanc comme la neige. La mère, chaque fois qu'elle regardait sa fille, l'aimait beaucoup, beaucoup; mais si elle regardait le petit garçon, cela lui écorchait le cœur de le voir; il lui semblait qu'il empêchait tout, qu'il était toujours là en travers, qu'elle l'avait dans les jambes continuellement; et elle se demandait comment faire pour que toute la fortune revînt à sa fille, elle y réfléchissait, poussée par le Malin, et elle se prit à détester le petit garçon qu'elle n'arrêtait pas de chasser d'un coin à l'autre, le frappant ici, le pinçant là, le maltraitant sans cesse, de telle sorte que le pauvre petit ne vivait plus que dans la crainte. Quand il revenait de l'école, il n'avait plus un instant de tranquillité. 
    Un jour, la femme était dans la chambre du haut et la petite fille monta la rejoindre en lui disant:
    - Mère, donne-moi une pomme!
    - Oui, mon enfant! lui dit sa mère, en lui choisissant dans le bahut la plus belle pomme qu'elle put trouver. Ce bahut, où l'on mettait les pommes, avait un couvercle épais et pesant muni d'une serrure tranchante, en fer.
    - Mère, dit la petite fille, est-ce que mon frère n'en aura pas une aussi?
    La femme en fut agacée, mais elle répondit quand même:
    - Bien sûr, quand il rentrera de l'école.
    Mais quand elle le vit qui revenait, en regardant par la fenêtre, ce fut vraiment comme si le Malin l'avait possédée: elle reprit la pomme qu'elle avait donnée à sa fille, en lui disant: « Tu ne dois pas l'avoir avant ton frère. » Et elle la remit dans le bahut, dont elle referma le pesant couvercle.
    Et lorsque le petit garçon fut arrivé en haut, le Malin lui inspira son accueil aimable et ses paroles gentilles: « Veux-tu une pomme, mon fils? » Mais ses regards démentaient ses paroles car elle fixait sur lui des yeux féroces, si féroces que le petit garçon lui dit:
    - Mère, tu as l'air si terrible: tu me fais peur. Oui, je voudrais bien une pomme.
    Sentant qu'il lui fallait insister, elle lui dit:
    - Viens avec moi! et, l'amenant devant le gros bahut, elle ouvrit le pesant couvercle et lui dit: Tiens! prends toi-même la pomme que tu voudras!
    Le petit garçon se pencha pour prendre la pomme, et alors le Diable la poussa et boum! elle rabattit le lourd couvercle avec une telle force que la tête de l'enfant fut coupée et roula au milieu des pommes rouges.
    Alors elle fut prise de terreur (mais alors seulement) et pensa: « Ah! si je pouvais éloigner de moi ce que j'ai fait! » Elle courut dans une autre pièce, ouvrit une commode pour y prendre un foulard blanc, puis elle revint au coffre, replaça la tête sur son cou, la serra dans le foulard pour qu'on ne puisse rien voir et assit le garçon sur une chaise, devant la porte, avec une pomme dans la main.
    La petite Marlène, sa fille, vint la retrouver dans la cuisine et lui dit, tout en tournant une cuillère dans une casserole qu'elle tenait sur le feu:
    - Oh! mère, mon frère est assis devant la porte et il est tout blanc; il tient une pomme dans sa main, et quand je lui ai demandé s'il voulait me la donner, il ne m'a pas répondu. J'ai peur!
    - Retournes-y, dit la mère, et s'il ne te répond pas, flanque-lui une bonne claque!
    La petite Marlène courut à la porte et demanda: « Frère, donne-moi la pomme, tu veux? » Mais il resta muet et elle lui donna une gifle bien sentie, en y mettant toutes ses petites forces. La tête roula par terre et la fillette eut tellement peur qu'elle se mit à hurler en pleurant, et elle courut, toute terrifiée, vers sa mère:
    - Oh! mère, j'ai arraché la tête de mon frère!
    Elle sanglotait, sanglotait à n'en plus finir, la pauvre petite Marlène. Elle en était inconsolable.
    - Marlène, ma petite fille, qu'as-tu fait? dit la mère. Quel malheur! Mais à présent tiens-toi tranquille et ne dis rien, que personne ne le sache, puisqu'il est trop tard pour y changer quelque chose et qu'on n'y peut rien. Nous allons le faire cuire en ragoût, à la sauce brune.
    La mère alla chercher le corps du garçonnet et le coupa en menus morceaux pour le mettre à la sauce brune et le faire cuire en ragoût. Mais la petite Marlène ne voulait pas s'éloigner et pleurait, pleurait et pleurait, et ses larmes tombaient dans la marmite, tellement qu'il ne fallut pas y mettre de sel.
    Le père rentra à la maison pour manger, se mit à table et demanda: « Où est mon fils? » La mère vint poser sur la table une pleine marmite de ragoût à la sauce brune et petite Marlène pleurait sans pouvoir s'en empêcher. Une seconde fois, le père demanda « Mais où est donc mon fils?
    - Oh! dit la mère, il est allé à la campagne chez sa grand-tante; il y restera quelques jours.
    - Mais que va-t-il faire là-bas? demanda le père et il est parti sans seulement me dire au revoir!
    - Il avait tellement envie d'y aller, répondit la femme; il m'a demandé s'il pouvait y rester six semaines et je le lui ai permis. Il sera bien là-bas.
    - Je me sens tout attristé, dit le père; ce n'est pas bien qu'il soit parti sans rien me dire. Il aurait pu quand même me dire adieu! »
    Tout en parlant de la sorte, le père s'était mis à manger; mais il se tourna vers l'enfant qui pleurait et lui demanda:
    - Marlène, mon petit, pourquoi pleures-tu? Ton frère va revenir bientôt. Puis il se tourna vers sa femme: « 0 femme, lui dit-il, quel bon plat tu as fait là! Sers-m'en encore. »
    Elle le resservit, mais plus il en mangeait, et plus il en voulait.
    - Donne-m'en, donne-m'en plus, je ne veux en laisser pour personne: il me semble que tout est à moi et doit me revenir.
    Et il mangea, mangea jusqu'à ce qu'il ne restât plus rien, suçant tous les petits os, qu'il jetait à mesure sous la table. Mais la petite Marlène se leva et alla chercher dans le tiroir du bas de sa commode le plus joli foulard qu'elle avait, un beau foulard de soie, puis, quand son père eut quitté la table, elle revint ramasser tous les os et les osselets, qu'elle noua dans son foulard de soie pour les emporter dehors en pleurant à gros sanglots. Elle alla et déposa son petit fardeau dans le gazon, sous le genévrier; et quand elle l'eut mis là, soudain son coeur se sentit tout léger et elle ne pleura plus. Le genévrier se mit à bouger, écartant ses branches et les resserrant ensemble, puis les ouvrant de nouveau et les refermant comme quelqu'un qui manifeste sa joie à grands gestes des mains. Puis il y eut soudain comme un brouillard qui descendit de l'arbre jusqu'au sol, et au milieu de ce brouillard c'était comme du feu, et de ce feu sortit un oiseau splendide qui s'envola très haut dans les airs en chantant merveilleusement. Lorsque l'oiseau eut disparu dans le ciel, le genévrier redevint comme avant, mais le foulard avec les ossements n'était plus là. La petite Marlène se sentit alors toute légère et heureuse, comme si son frère était vivant; alors elle rentra toute joyeuse à la maison, se mit à table et mangea.
    L'oiseau qui s'était envolé si haut redescendit se poser sur la maison d'un orfèvre, et là il se mit à chanter:
     
    Ma mère m'a tué;
    Mon père m'a mangé;
    Ma sœurette Marlène
    A pris bien de la peine
    Pour recueillir mes os jetés
    Dessous la table, et les nouer
    Dans son foulard de soie
    Qu'elle a porté sous le genévrier.
    Kywitt, kywitt, bel oiseau que je suis!
     
    L'orfèvre était à son travail, dans son atelier, occupé à fabriquer une chaînette d'or; mais lorsqu'il entendit l'oiseau qui chantait sur son toit, cela lui parut si beau, si beau qu'il se leva précipitamment, perdit une pantoufle sur son seuil et courut ainsi jusqu'au milieu de la rue, un pied chaussé, l'autre en chaussette, son grand tablier devant lui, tenant encore dans sa main droite ses pinces à sertir, et dans la gauche la chaînette d'or; et le soleil brillait clair dans la rue. Alors il resta là et regarda le bel oiseau auquel il dit:
    - Oiseau, que tu sais bien chanter! Comme c'est beau! Chante-le-moi encore une fois, ton morceau!
    - Non, dit l'oiseau, je ne chante pas deux fois pour rien. Donne-moi la chaînette d'or, et je le chanterai encore.
    - Tiens, prends la chaînette d'or, elle est à toi, dit l'orfèvre, et maintenant chante-moi encore une fois ton beau chant.
    L'oiseau vint prendre la chaînette d'or avec sa patte droite, se mit en face de l'orfèvre et chanta:
     
    Ma mère m'a tué;
    Mon père m'a mangé;
    Ma soeurette Marlène
    A pris bien de la peine
    Pour recueillir mes os jetés
    Dessous la table, et les nouer
    Dans son foulard de soie
    Qu'elle a porté sous le genévrier.
    Kywitt, kywitt, bel oiseau que je suis!
     
    Et aussitôt il s'envola pour aller se poser sur le toit de la maison d'un cordonnier, où il chanta:
     
    Ma mère m'a tué;
    Mon père m'a mangé;
    Ma soeurette Marlène
    A pris bien de la peine
    Pour recueillir mes os jetés
    Dessous la table, et les nouer
    Dans son foulard de soie
    Qu'elle a porté sous le genévrier.
    Kywitt, kywitt, bel oiseau que je suis!
     
    Le cordonnier entendit ce chant et courut en bras de chemise devant sa porte pour regarder sur son toit, et il dut mettre la main devant ses yeux pour ne pas être aveuglé par le soleil qui brillait si fort.
    - Oiseau, lui dit-il, comme tu sais bien chanter!
    Il repassa sa porte et rentra chez lui pour appeler sa femme. « Femme, lui cria-t-il, viens voir un peu dehors: il y a un oiseau, regarde-le, cet oiseau qui sait si bien chanter! » Il appela aussi sa fille et les autres enfants, et encore ses commis et la servante et le valet, qui vinrent tous dans la rue et regardèrent le bel oiseau qui chantait si bien et qui était si beau, avec des plumes rouges et vertes, et du jaune autour de son cou: on aurait dit de l'or pur; et ses yeux scintillants on aurait dit qu'il avait deux étoiles dans sa tête!
    - Oiseau, dit le cordonnier, maintenant chante encore une fois ton morceau.
    - Non, dit l'oiseau, je ne chante pas deux fois pour rien; il faut que tu me fasses un cadeau.
    - Femme, dit le cordonnier, monte au grenier: sur l'étagère la plus haute, il y a une paire de chaussures rouges; apporte-les-moi.
    La femme monta et rapporta les chaussures.
    - Tiens, c'est pour toi, l'oiseau! dit le cordonnier. Et maintenant chante encore une fois.
    L'oiseau descendit et prit les chaussures avec sa patte gauche, puis il se envola sur le toit où il chanta:
     
    Ma mère m'a tué;
    Mon père m'a mangé;
    Ma soeurette Marlène
    A pris bien de la peine
    Pour recueillir mes os jetés
    Dessous la table, et les nouer
    Dans son foulard de soie
    Qu'elle a porté sous le genévrier.
    Kywitt, kywitt, bel oiseau que je suis!
     
    Et quand il eut chanté, il s'envola, serrant la chaîne d'or dans sa patte droite et les souliers dans sa gauche, et il vola loin, loin, jusqu'à un moulin qui tournait, tac-tac, tac-tac, tac-tac, tac-tac; et devant la porte du moulin il y avait vingt garçons meuniers qui piquaient une meule au marteau, hic-hac, hic-hac, hic-hac, pendant que tournait le moulin, tac-tac, tac-tac, tac-tac. Alors l'oiseau alla se percher dans un tilleul et commença à chanter:
     
    Ma mère m'a tué.
     
    Un premier s'arrêta et écouta:
     
    Mon père m'a mangé.
     
    Deux autres s'arrêtèrent et écoutèrent:
     
    Ma soeurette Marlène
    A pris bien de la peine.
     
    Quatre autres s'arrêtèrent à leur tour:
     
    Pour recueillir mes os jetés
    Dessous la table, et les nouer
    Dans son foulard de soie.
     
    A présent, ils n'étaient plus que huit à frapper encore:
     
    Qu'elle a porté
     
    Cinq seulement frappaient encore:
     
    sous le genévrier.
     
    Il n'en restait plus qu'un qui frappait du marteau:
     
    Kywitt, kywitt, bel oiseau que je suis!
     
    Le dernier, à son tour, s'est aussi arrêté et il a même encore entendu la fin.
    - Oiseau, dit-il, ce que tu chantes bien! Fais-moi entendre encore une fois ce que tu as chanté, je n'ai pas entendu.
    - Non, dit l'oiseau, je ne chante pas deux fois pour rien. Donne-moi la meule et je chanterai encore une fois.
    - Tu l'aurais, bien sûr, si elle était à moi tout seul, répondit le garçon meunier.
    - S'il chante encore une fois, approuvèrent tous les autres, il est juste qu'il l'ait, et il n'a qu'à la prendre.
    L'oiseau descendit de l'arbre et les vingt garçons meuniers, avec des leviers, soulevèrent la lourde meule, ho-hop! ho-hop! ho-hop! ho-hop! Et l'oiseau passa son cou par le trou du centre, prenant la meule comme un collier avec lequel il s'envola de nouveau sur son arbre pour chanter:
     
    Ma mère m'a tué;
    Mon père m'a mangé;
    Ma soeurette Marlène
    A pris bien de la peine
    Pour recueillir mes os jetés
    Dessous la table, et les nouer
    Dans son foulard de soie
    Qu'elle a porté sous le genévrier.
    Kywitt, kywitt, bel oiseau que je suis!
     
    Dès qu'il eut fini, il déploya ses ailes et s'envola, et il avait la chaînette d'or dans sa serre droite, et la paire de souliers dans sa serre gauche, et la meule était autour de son cou. Et il vola ainsi loin, très loin, jusqu'à la maison de son père.
    Le père, la mère et petite Marlène sont là, assis à table. Et le père dit:
    - C'est drôle comme je me sens bien, tout rempli de lumière!
    - Oh! pas moi, dit la mère, je me sens accablée comme s'il allait éclater un gros orage.
    Petite Marlène est sur sa chaise, qui pleure et qui pleure sans rien dire. L'oiseau donne ses derniers coups d'ailes, et quand il se pose sur le toit de la maison, le père dit:
    - Ah! je me sens vraiment tout joyeux et le soleil est si beau: il me semble que je vais revoir une vieille connaissance.
    - Oh! pas moi, dit la mère, je me sens oppressée et tout apeurée, j'ai les dents qui claquent, et dans mes veines on dirait qu'il y a du feu!
    Elle se sent si mal qu'elle déchire son corsage pour essayer de respirer et se donner de l'air. Et la petite Marlène, dans son coin, est là qui pleure, qui pleure, et qui se tient son tablier devant les yeux; et elle pleure tellement qu'elle a complètement mouillé son assiette. L'oiseau est venu se percher sur le genévrier; il se met à chanter:
     
    Ma mère m'a tué.
     
    Alors la mère se bouche les oreilles et ferme les yeux pour ne rien voir ni entendre; mais ses oreilles bourdonnent et elle entend comme un terrible tonnerre dedans, ses yeux la brûlent et elle voit comme des éclairs dedans.
     
    Mon père m'a mangé.
     
    - Oh! mère, dit le père, dehors il y a un splendide oiseau qui chante merveilleusement, le soleil brille et chauffe magnifiquement, on respire un parfum qui ressemble à de la cannelle.
     
    Ma soeurette Marlène
    A pris bien de la peine.
     
    La petite Marlène cache sa tête dans ses genoux et pleure de plus en plus.
    - Je sors, dit le père, il faut que je voie cet oiseau de tout près.
    - Oh non, n'y va pas! proteste la mère. Il me semble que toute la maison tremble sur sa base et qu'elle s'effondre dans les flammes!
    L'homme alla dehors néanmoins et regarda l'oiseau.
     
    Pour recueillir mes os jetés
    Dessous la table, et les nouer
    Dans son foulard de soie
    Qu'elle a porté sous le genévrier.
    Kywitt, kywitt, bel oiseau que je suis!
     
    Aux dernières notes, l'oiseau laissa tomber adroitement la chaîne d'or qui vint juste se mettre autour du cou de l'homme, exactement comme un collier qui lui allait très bien.
    - Regardez! dit l'homme en rentrant, voilà le cadeau que le bel oiseau m'a fait: cette magnifique chaîne d'or. Et voyez comme il est beau!
    Mais la femme, dans son angoisse, s'écroula de tout son long dans la pièce et son bonnet lui tomba de la tête. L'oiseau, de nouveau, chantait:
     
    Ma mère m'a tué.
     
    - Ah! s'écria la femme, si je pouvais être à mille pieds sous terre pour ne pas entendre cela!
     
    Mon père m'a mangé.
     
    La femme retomba sur le dos, blanche comme une morte.
     
    Ma soeurette Marlène
     
    chantait l'oiseau, et la petite Marlène s'exclama: « Je vais sortir aussi et voir quel cadeau l'oiseau me fera!» Elle se leva et sortit.
     
    A pris bien de la peine
    Pour recueillir mes os jetés
    Dessous la table, et les nouer
    Dans son foulard de soie.
     
    Avec ces mots, l'oiseau lui lança les souliers.
     
    Qu'elle a porté sous le genévrier.
    Kywitt, kywitt, bel oiseau que je suis!
     
    La petite Marlène sentit que tout devenait lumineux et gai pour elle; elle enfila les souliers rouges et neufs et se mit à danser et à sauter, tellement elle s'y trouvait bien, rentrant toute heureuse dans la maison.
    - Oh! dit-elle, moi qui me sentais si triste quand je suis venue dehors, et à présent tout est si clair! C'est vraiment un merveilleux oiseau que celui-là, et il m'a fait cadeau de souliers rouges!
    - Que non! que non! dit la femme en revenant à elle et en se relevant, et ses cheveux se dressaient sur sa tête comme des langues de feu. Pour moi, c'est comme si le monde entier s'anéantissait: il faut que je sorte aussi, peut-être que je me sentirai moins mal dehors!
     
    Mais aussitôt qu'elle eut franchi la porte, badaboum! l'oiseau laissa tomber la meule sur sa tête et la lui mit en bouillie. Le père et petite Marlène entendirent le fracas et sortirent pour voir. Mais que virent-ils? De cet endroit s'élevait une vapeur qui s'enflamma et brûla en montant comme un jet de flammes, et quand ce fut parti, le petit frère était là, qui les prit tous les deux par la main. Et tous trois, pleins de joie, rentrèrent dans la maison, se mirent à table et mangèrent.
     
    大概是在二千年以前吧,有一個富人對自己的妻子非常愛護,夫妻倆相親相愛,生活非常幸福,遺憾的是他們一直沒有小孩。 他們的房屋前有一座花園,里面有一棵高大的檜樹。 一年冬天,外面下起了大雪,大地披上了白色的銀裝,妻子站在檜樹下,一邊欣賞著雪景,一邊削著蘋果,一不留神,小刀切到了手指頭,滴滴鮮血流出來灑在了雪地上。 看著白雪襯托著的鮮紅血點,她深深地嘆了一口氣說道:"唉--!要是我有一個孩子,他的皮膚像雪一般的白嫩,又透著血一樣的紅潤,我該是多么的幸福??!"說著想著,她的心情變得興奮起來,仿佛自己的愿望真的就要成為現實一樣。
    冬天過去了,春風吹來,卸去了披在大地身上的銀裝,又給她換上了綠色的外套,朵朵鮮花點綴著翠綠的田野;當樹木吐露出春芽時,嫩枝又開始被拂去枝頭的殘花,小鳥在樹叢間歡快地飛來跳去,唱著贊美春天的歌聲。 面對這生機盎然的大自然,富人的妻子滿懷希望,心中充滿了喜悅。 初夏來臨,溫暖的陽光又催開了檜樹的花蕾,和暖的夏風夾帶著絲絲甜意的花香飄進了她的房中。 花香使她心情激蕩,心跳不已。 她來到檜樹下,欣喜地跪在地上,虔誠地默默祈禱著。 秋天快到了,當樹枝上掛滿累累果實的時候,她從檜樹上采下色澤深紅的干果。 不知為什么,她此時的心情顯得非常悲哀而傷心。 她叫來丈夫對他說:"如果我死了,就把我埋在這檜樹下吧。"不久,她生下了一個非常漂亮的兒子,孩子長得正如她所希望的一樣,真是白里透紅、紅中透粉。 看見自己可愛的孩子,她心里充滿了快樂,再也支持不住生產的痛苦,慢慢地垂下腦袋,離開了自己的丈夫和剛生下的孩子。
    丈夫按照她的愿望把她埋在了檜樹下,痛哭著哀悼她的去世。 過了一段時間,他心情平靜了一些,眼淚也少多了。 又過了一段時間,他的眼淚完全沒有了,再過了一段時間,他娶了另外一個妻子。
    時光流逝,第二個妻子生了一個女兒,她非常呵護這個女兒,但前妻生下的兒子長得越來越惹人喜愛,像雪一樣的白嫩 ,透著血一般的紅潤。 她看見這個孩子就充滿了仇恨,認為有了他,她和自己的女兒就得不到丈夫的全部財富了。 所以,她對這個可憐的孩子百般苛待,經常虐待他,把他從屋子里的一個角落推搡到另一個角落,一會兒給他一拳頭,過一會兒又擰他一下,他身上盡是青紅紫綠的瘀傷。 他從學校放學回來,往往一進屋就沒有安寧的地方可待,這使他看見繼母就害怕。
    有一次,小女孩的母親要到貯藏室去,她趕上媽媽說道:"媽媽,我可以吃一個蘋果嗎?"媽媽回答說:"好的!我的小乖乖。"說完,她從箱子里拿出一個鮮艷的紅蘋果給了她。 這個箱子的蓋子非常沉重,上面有一把鋒利的大鐵卡子。 小女孩接過蘋果說道:"媽媽,再給我一個,我要拿給小哥哥去吃。"她媽媽聽了心里很不高興,但嘴里卻說道:"好吧,我的寶貝!等他放學回來后,我同樣會給他一個的。"說著這話,她從窗子里看見小男孩正好回來了,馬上從女兒手中奪回蘋果,扔進箱子,關上蓋子對女兒說:"等哥哥回來以后,再一起吃吧。"
    小男孩走進家門,這個陰險的女人用溫柔的聲音說道:"進來吧,我的乖孩子,我給你一個蘋果吃。"小男孩聽到這話,說道:"媽媽,你今天真親切!我的確很想吃蘋果。""好的,跟我進來吧!"說罷,她把他帶進貯藏室,揭開箱子蓋說:"你自己拿一個吧。"當小男孩俯身低頭,伸手準備從箱子里拿蘋果時,她狠毒地拉下了箱蓋,"砰!"的一聲,沉重的箱蓋猛地砍下了這可憐小男孩的頭,頭掉落在了箱子里的蘋果中。 當她意識到自己所做的事以后,感到非??謶?,心里算計著怎樣才能讓自己與這事脫離干系。 她走進自己的臥室,從抽屜里拿出一條手巾,來到貯藏室,將小男孩的頭接在他的脖子上,用手巾纏住,又將他抱到門前的一個凳子上坐著,在他手里塞了一個蘋果。 一切料理完畢,沒有一個人看見她所干的勾當。
    不久,小女孩瑪杰麗走進廚房,看見媽媽站在火爐旁,攪動著一鍋熱水,她說道:"媽媽 ,哥哥坐在門邊,手里拿著一個蘋果,我要他給我,但他一句話也不說,臉色好蒼白,我好怕喲。 "媽媽回答道:"混帳! 你再去,如果他不回答你的話,就狠狠地給他一耳光。 "瑪杰麗轉身來到門口對哥哥說:"哥哥,把蘋果給我。 "但哥哥不說一句話,她伸手一耳光打去,哥哥的頭一下子就打被落下來。這一下,她連魂都嚇跑了,尖叫著跑到她媽媽面前,說自己把哥哥的頭打掉了,說著就傷心欲絕地大哭起來。媽媽說道:"瑪杰麗! 你做了什么事呀? 唉! 已經做了的事是無法挽回的了,我們最好把他處理掉,不要向任何人提起這事。 "母親抓起小男孩,把他剁碎,放到鍋子里,做了一鍋湯??墒乾斀茺愔皇钦驹谀抢锟?,眼淚一滴滴地掉進鍋里,所以鍋里根本就不用放鹽了。
    當父親回家吃飯的時候,他問道:"我的小兒子呢?"母親沒有吭聲,她端了一大碗黑湯放在桌子上,瑪杰麗一直傷心地低著頭在痛哭。 父親又一次問到他的小兒子到哪里去了,母親說道:"??!我想他去他叔叔家了。"父親問道:"有什么事走得這么匆忙,連向我告別都來不及就走了呢?"母親又回答說:"我知道他很想去,他還求我讓他在那里住一段時間哩,他在那里一定會過得很好。"父親說道:"唉!我可不喜歡他這樣做,他應該向我告別再走才對。"他繼續吃了起來,但心里卻仍然對他的兒子放心不下,總覺得有些傷心,就對小女兒說:"瑪杰麗,你哭什么呢?我想你哥哥會回來的。"但瑪杰麗很快溜出餐廳,來到自己的房間,打開抽屜,拿出她最好的絲制手絹,把她小哥哥的殘骸包起來,提到屋外,放在了檜樹下面。 她自始至終都在傷心地流著眼淚,到這時才覺得心里稍微輕松一點,便停止了哭泣。
    等她擦干眼淚再看時,她發現檜樹竟開始自動地前后擺動起來,一根根樹枝伸展開來,然后又相互合在一起,就像是一個人在高興地拍著手一樣。 接著,樹中顯現出了薄薄的云霧,云霧的中間有一團燃燒著的火焰,一只漂亮的小鳥從火焰中騰起,飛向了天空。 小鳥飛走后,手巾和小男孩不見了,樹也恢復了原樣。 瑪杰麗這時的內心才真正地快樂起來,仿佛她哥哥又活了一樣,她高興地走進屋子吃飯去了。
    那只小鳥飛走之后,落在了一個金匠的房頂,開始唱道:
    "我的母親殺了她的小兒郎,
    我的父親把我吞進了肚腸,
    美麗的瑪杰麗小姑娘,
    同情我慘遭魔掌,
    把我安放在檜樹身旁。
    現在我快樂地到處飛翔,
    飛過群山峽谷、飛過海洋,
    我是一只小鳥,我多么漂亮! "
    金匠坐在自己的店鋪里正好做完一根金鏈條,當他聽到屋頂上鳥兒的歌聲時,站起來就往外跑,匆忙之中,滑落了一只鞋也顧不上去穿。 金匠沖到街上,腰間還系著工作圍裙,一只手拿著鐵鉗,一只手拿著金鏈條。 他抬頭一看,發現一只小鳥正棲息在屋頂上,太陽在小鳥光潔的羽毛上閃閃發亮。 他說道:"我漂亮的小鳥,你唱得多么甜美??!請你再把這首歌唱一遍。"小鳥說道:"不行,沒有報酬我不會再唱第二遍,如果你把金鏈條給我,我就再唱給你聽。"金匠想了一下,舉起金鏈條說:"在這兒,你只要再唱一遍,就拿去吧。"小鳥飛下來,用右爪抓住金鏈條,停在金匠近前唱道:
    "我的母親殺了她的小兒郎,
    我的父親以為我去向遠方,
    美麗的瑪杰麗小姑娘,
    同情我慘遭魔掌,
    把我安放在檜樹身旁。
    現在我快樂地到處飛翔,
    飛過群山峽谷、飛過海洋,
    我是一只小鳥,我多么漂亮! "
    唱完之后,小鳥飛落在一個鞋匠的屋頂上面,和前面一樣唱了起來。
    鞋匠聽到歌聲,連外衣都沒穿就跑出屋門,抬頭朝房頂望去,但刺眼的陽光照著他,使他不得不抬起手擋在眼睛前。 看出是只小鳥后,他說道:"小鳥,你唱得多么悅耳??!"又對房子里喊道:"夫人!夫人!快出來,快來看我們的屋頂上落了一只漂亮的小鳥,它在唱歌呢!"然后,又叫來他的孩子們和伙計們。 他們都跑了出來,站在外面驚訝地看著這只小鳥,看著它紅綠相襯的漂亮羽毛,看著它脖子上閃耀著金色光彩的羽環,看著它象星星一樣亮晶晶的眼睛。 鞋匠說道:"喂,小鳥,請你再把那首歌唱一遍吧。"小鳥回答說:"不行,沒有報酬我不會再唱第二遍。如果要我唱,你得給我一點東西。"鞋匠對他的妻子說道:"夫人,你快到樓上的作坊去找一雙最好的,紅色的新鞋子拿來給我。"妻子跑去把鞋子拿來了,鞋匠拿著鞋子說:"我漂亮的小鳥,拿去吧,但請你把那首歌再唱一遍。"小鳥飛下來用左爪抓住鞋子后,又飛上屋頂唱道:
    "我的母親殺了她的小兒郎,
    我的父親以為我去向遠方,
    美麗的瑪杰麗小姑娘,
    同情我慘遭魔掌,
    把我安放在檜樹身旁。
    現在我快樂地到處飛翔,
    飛過群山峽谷、飛過海洋,
    我是一只小鳥,我多么漂亮! "
    它唱完之后,一只爪子抓著鞋子,另一只爪子抓著金鏈條飛走了。 它飛了很遠很遠才來到一座磨坊,磨子正在"轟隆??!轟咚咚!轟隆??!轟咚咚!"地轉動著。 磨坊里有二十個伙計正在劈著一塊磨石,伙計們用力地"咔嚓!噼啪!咔嚓!噼啪!"地劈著,磨子的轟隆隆、轟咚咚與伙計們劈磨石的咔嚓、噼啪聲交織在一起,難聽極了。
    小鳥棲息在磨坊邊的一棵椴樹上,開始唱道:
    "我的母親殺了她的小兒郎,
    我的父親以為我去向遠方,"
    兩個磨坊伙計停下手中的活聽了起來。
    "美麗的瑪杰麗小姑娘,
    同情我慘遭魔掌,
    把我安放在檜樹身旁。 "
    除了一個伙計之外,其他伙計都停止了手中的活,向樹上望去。
    "現在我快樂地到處飛翔,
    飛過群山峽谷、飛過海洋,
    我是一只小鳥,我多么漂亮! "
    歌一唱完,最后一名伙計也聽到了,他站起來說道:"??!小鳥,你唱得多動聽呀,請你再唱一次,讓我把整首歌聽一遍!"小鳥說:"不行,沒有報酬我不會唱第二遍,把那塊磨石給我,我就再唱一遍。"那人回答說:"哎呀!那塊磨石不是我的,如果是我的,你拿去我求之不得哩。"其余的伙計都說:"來吧,只要你把那歌再唱一遍,我們都同意給你。"小鳥從樹上飛下來,二十個伙計拿著一根長杠子,用盡力氣"嗨喲!嗨喲!嗨喲!"終于將磨石的一邊抬了起來,小鳥把頭穿進磨石中間的孔內,在眾伙計目瞪口呆的注視下,背著二十個人都沒能抬起的磨石,飛上了椴樹,他們驚奇得不得了,而小鳥就像沒事一般,把那首歌又唱了一遍。
    小鳥唱完歌,張開翅膀,一只爪抓著鏈子,另一只爪子抓著鞋子,脖子上套著磨石,飛回到他父親的房子上。
    現在,他的父親、母親和瑪杰麗正坐在一起準備吃飯。 父親說:"我感覺現在是多么的輕松,多么的愉快??!"但他的母親卻說:"唉!我心情好沉重,真是糟透了。我覺得就像有暴風雨要來似的。"瑪杰麗沒有說話,她坐下便哭了起來。 正在這個時候,小鳥飛來落在了房屋的頂上。 父親說道:"上帝保佑!我真快樂,總覺得又要看到一個老朋友一樣。"母親說道:"哎喲!我好痛苦,我的牙齒在不停地打戰,渾身的血管里的血就像在燃燒一樣!"說著,她撕開了身上的長外套想讓自己鎮靜下來。 瑪杰麗獨自坐在一個角落里,她前面的裙擺上放著一只盒子,她哭得非常厲害,眼淚唰唰地淌個不停,把盒子都流滿了。
    小鳥接著飛到檜樹頂上開始唱道:
    "我的母親殺了她的小兒郎,--"
    母親馬上用手捂住耳朵,把眼睛閉得緊緊的,她認為這樣一來既不會看見,也不會聽到了。 但歌聲就像可怕的暴風雨一樣灌進了她的耳朵,她的眼睛像閃電一樣在燃燒,在閃光。 父親吃驚地叫道:"哎呀!夫人。"
    "我的父親以為我去向遠方,--"
    "那是一只多么漂亮的小鳥啊,他唱得多么美妙動聽??!
    看那羽毛在陽光下就像許多閃爍的寶石一樣。 "
    "美麗的瑪杰麗小姑娘,
    同情我慘遭魔掌,
    把我放在檜樹身旁。 --"
    瑪杰麗抬起頭,悲傷地哭泣著。 父親說:"我要出去,要走近前去看看這只小鳥。"母親說:"??!別留下我一個人在這里,我感覺這房子就像在燃燒一樣。"但父親還是走出去看那只鳥去了,小鳥繼續唱道:
    "現在我快樂地到處飛翔,
    飛過群山峽谷、飛過海洋,
    我是一只小鳥,我多么漂亮! "
    小鳥剛一唱完,他就把金鏈條扔下去,套在了父親的脖子上。 父親戴著非常適合,他走回房子里說道:"你們看,小鳥給了我一條多么漂亮的金項鏈,看起來多氣派呀!"但他妻子非常害怕,嚇得癱在了地板上,帽子也掉了下來,就像死了一樣。
    這時,小鳥又開始唱了起來,瑪杰麗說:"我也要出去,看看小鳥是否會給我東西。"她剛一出門,小鳥就把紅鞋子扔到她的面前。 她把鞋撿起來穿上,覺得自己一下子輕松快樂起來了。 跳著跑進屋子里說道:"我出去時心情壓抑,悲痛,現在我真快樂!你們看小鳥給我的鞋子多么漂亮呀!"母親說道:"哎呀!像是世界的末日來到了一樣!我也得出去試一試,說不定我會覺得好一些的。"她剛一出去,小鳥把磨石扔到了她的頭上,將她砸得粉碎。
    父親和瑪杰麗聽到聲音,急忙跑了出來,母親和小鳥都不見了,他們只看見煙霧和火焰在那里升騰燃燒。 當煙火散盡消失后,小男孩站在了他們身邊,他伸手牽著父親和瑪杰麗的手,走進屋子里,快快樂樂地和他們一起吃起飯來。 
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