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    Les six compagnons qui viennent à bout de tout 六個人走遍天下

    時間:2022-06-06來源:互聯網 進入法語論壇
    核心提示:Il y avait une fois un homme qui tait habiletous les mtiers; il se fit soldat et servit bravement; mais, quand la guerre
    (單詞翻譯:雙擊或拖選)
    Il y avait une fois un homme qui était habile à tous les métiers; il se fit soldat et servit bravement; mais, quand la guerre fut finie, il reçut son congé avec trois deniers de frais de route pour regagner ses foyers. Tout cela ne lui convenait pas, et il se promit bien, s'il trouvait seulement des compagnons, de forcer le roi à lui donner tous les trésors de son royaume.
    Il prit, tout en colère, le chemin de la forêt, et là il vit un homme qui venait de déraciner six grands arbres avec la main, comme si ce n'eût été que des brins d'herbe. Il lui demanda: « Veux-tu me suivre et être mon serviteur?
    - Volontiers, dit l'autre; mais d'abord il faut que je porte à ma mère ce petit fagot. »
    Et prenant un des arbres, il en fit un lien autour des cinq autres, mit le fagot sur son épaule et l'emporta ainsi. Ensuite il revint trouver son maître, qui lui dit: « A nous deux, nous viendrons à bout de tout. »
    A quelque distance de là, ils rencontrèrent un chasseur qui était à genoux et qui tenait sa carabine en joue. Le soldat lui demanda: « Chasseur, que vises-tu donc ainsi? »
    Il répondit: « Il y a une mouche posée à deux lieues d'ici sur une branche de chêne: je veux lui mettre du plomb dans l'œil gauche.
    - Oh! viens avec moi, dit le soldat; à nous trois nous viendrons à bout de tout. »
    Le chasseur le suivit et ils arrivèrent devant sept moulins à vent qui tournaient avec rapidité; cependant on ne sentait pas un souffle de vent à droite ni à gauche, et aucune feuille ne remuait. Le soldat dit: « Je ne conçois pas comment ces moulins peuvent marcher, l'air est entièrement immobile. »
    A deux lieues plus loin, ils virent un homme qui était monté dans un arbre; il tenait une de ses narines bouchée, et de l'autre il soufflait.
    « Que diable souffles-tu là-haut? lui demanda le soldat.
    - A deux lieues d'ici, répondit-il, il y a sept moulins à vent; comme vous voyez, je souffle pour les faire tourner.
    - Oh! viens avec moi, dit le soldat; à nous quatre, nous viendrons à bout de tout. »
    Le souffleur descendit de son arbre et les accompagna. Au bout de quelque temps, ils virent un homme qui se tenait sur une seule jambe; il avait décroché l'autre et l'avait posée à côté de lui.
    « En voilà un, dit le soldat, qui veut se reposer à coup sûr.
    - Je suis coureur, répondit l'autre, et pour ne pas aller trop vite, je me suis décroché une jambe; quand je les ai toutes les deux, je devance les hirondelles.
    - Oh! viens avec moi, dit le soldat; à nous cinq nous viendrons à bout de tout. »
    Il alla avec eux, et peu de temps après, ils rencontrèrent un homme qui avait un petit chapeau posé tout à fait sur l'oreille. Le soldat lui dit: « Avec tout le respect que je vous dois, monsieur, vous feriez mieux de mettre votre chapeau plus droit, car vous avez tout l'air ainsi d'une tête à grelots.
    - Je m'en garderais bien, dit l'autre; quand je mets mon chapeau droit, il vient un tel froid que les oiseaux gèlent en l'air et tombent morts par terre.
    - Oh! alors, viens avec moi, dit le soldat; à nous six nous viendrons à bout de tout. »
    Tous les six entrèrent dans une ville où le roi avait fait publier que celui qui voudrait lutter à la course avec sa fille l'épouserait s'il était vainqueur, mais aurait la tête tranchée s'il était vaincu. Le soldat se présenta, mais il demanda s'il pouvait faire courir un de ses gens à sa place. « Sans doute, répondit le roi; mais sa vie et la tienne serviront de gage, et s'il est vaincu, on prendra votre tête à tous deux. »
    Les choses étant ainsi convenues, le soldat ordonna au coureur d'accrocher sa seconde jambe, et lui recommanda de courir sans perdre de temps, et de ne rien négliger pour remporter la victoire. Il était décidé que le vainqueur serait celui des concurrents qui rapporterait le premier de l'eau d'une fontaine située loin de là.
    Le coureur et la fille du roi reçurent chacun une cruche et partirent en même temps; mais la princesse avait fait quelques pas à peine, qu'il était hors de vue, comme si le vent l'eût enlevé. Il fut bientôt à la fontaine, y remplit sa cruche et se remit en route. Mais au milieu du trajet il se sentit fatigué, et posant la cruche à terre, il se coucha pour dormir un somme; seulement il eut le soin de mettre sous sa tête un crâne de cheval qu'il trouva par terre, afin que la dureté du coussin ne tardât pas à l'éveiller.
    Cependant la princesse, qui courait aussi bien que peut le faire une personne à l'état naturel, était arrivée à la fontaine, et elle se hâtait de revenir après avoir rempli sa cruche. Elle rencontra le coureur endormi. « Bon, se dit-elle joyeusement, l'ennemi est entre mes mains. » Elle vida la cruche du dormeur et continua son chemin.
    Tout était perdu, si par bonheur le chasseur, posté sur le haut du château, n'avait pas vu cette scène avec ses yeux perçants. « Il ne faut pourtant pas, se dit-il, que la princesse l'emporte,» et, d'un coup de sa carabine, il brisa sous la tête du coureur, et sans lui faire aucun mal, le crâne du cheval qui lui servait d'oreiller. L'autre, se réveillant en sursaut, s'aperçut que sa cruche était vide et que la princesse avait déjà pris une grande avance. Mais sans perdre courage, il retourna à la fontaine, remplit de nouveau sa cruche et fut encore arrivé au terme de sa course dix minutes plus tôt que la princesse. « A la fin, dit-il, j'ai vraiment remué les jambes; ce que j'avais fait auparavant, je n'appelle pas cela courir. »
    Mais le roi et sa fille étaient furieux de voir que le vainqueur était un misérable soldat licencié; ils résolurent de le perdre, lui et tous ses compagnons. Le roi dit à sa fille: « J'ai trouvé un bon moyen: n'aie pas peur, ils n'échapperont pas. » Puis, sous prétexte de les régaler, il les fit entrer dans une chambre dont le plancher était en fer les portes en fer, les fenêtres en fer.
    Au milieu de l'appartement était une table chargée d'un repas somptueux. « Entrez, leur dit le roi, et régalez-vous bien. » Et quand ils furent dedans, il fit fermer et verrouiller toutes les portes en dehors. Puis il donna l'ordre à son cuisinier d'entretenir du feu sous la chambre, jusqu'à ce que le plancher de fer fût tout à fait rouge. L'ordre s'exécuta, et les six compagnons qui étaient à table commencèrent à avoir chaud; ils crurent d'abord que cela venait de l'activité avec laquelle ils mangeaient; mais la chaleur augmentant toujours, ils voulurent sortir et s'aperçurent alors que les portes et les fenêtres étaient fermées et que le roi avait voulu leur jouer un mauvais tour. « Mais son coup sera manqué, dit l'homme au petit chapeau, car je vais faire venir un froid devant lequel il faudra bien que le feu recule. » Alors il posa son chapeau tout droit sur sa tête, et il vint un tel froid que toute la chaleur disparut et que les plats gelèrent sur la table.
    Au bout de deux heures, le roi, convaincu qu'ils étaient tous cuits, fit ouvrir les portes et vint lui-même voir ce qu'ils étaient devenus. Mais il les trouva tous les six frais et dispos, et disant qu'ils étaient bien aises de pouvoir sortir pour aller se chauffer un peu, parce qu'il faisait tellement froid dans la chambre que les plats en avaient gelé sur la table. Le roi, plein de colère, alla trouver le cuisinier et lui demanda pourquoi il n'avait pas exécuté ses ordres. Mais le cuisinier lui répondit: « J'ai chauffé au rouge, voyez vous-même. » Le roi reconnut, en effet, qu'on avait entretenu un feu violent dans le four au-dessous de la chambre, mais que les six compagnons n'en avaient pas souffert.
    Le roi cherchant toujours à se débarrasser de ces hôtes incommodes, fit venir le soldat et lui dit: « Si tu veux abandonner tes droits sur ma fille, je te donnerai autant d'or que tu voudras.
    - Volontiers, sire, répondit l'autre; donnez-moi seulement autant d'or qu'un de mes serviteurs en pourra porter, et j'abandonne la princesse. »
    Le roi était enchanté; le soldat lui dit qu'il reviendrait chercher son or dans quinze jours. En attendant, il convoqua à l'instant même tous les tailleurs du royaume et les loua pour quinze jours, afin de lui coudre un sac. Quand le sac fut prêt, l'hercule de la bande, celui qui déracinait les arbres avec la main, le mit sur son épaule et se présenta au palais. Le roi demanda quel était ce vigoureux gaillard qui portait sur son épaule un ballot de drap gros comme une maison, et, quand il l'eut appris, il fut effrayé en pensant à tout ce qui pourrait s'engouffrer d'or là dedans. Il en fit venir une tonne que seize hommes des plus forts avaient peine à rouler; mais l'hercule la saisit d'une main, et, la jetant dans le sac, se plaignit qu'on lui en eût apporté si peu, qu'il n'y en avait pas de quoi garnir seulement le fond. Le roi fit apporter successivement tout son trésor, qui passa tout entier dans le sac sans le remplir seulement à moitié. « Apportez toujours, criait l'hercule; deux miettes ne suffisent pas à rassasier un homme. » On fit venir encore sept cents voitures chargées d'or de toutes les parties du royaume, et il les fourra dans son sac avec les bœufs qu'on y avait attelés. « Je vais finir, dit-il, par prendre indistinctement tout ce qui me tombera sous la main pour le remplir. » Quand tout y fut, il y avait encore de la place, mais il dit: «Il faut faire une fin, on peut bien fermer son sac avant qu'il soit plein. » Il le mit sur son dos et alla rejoindre ses compagnons.
    Le roi, voyant qu'un seul homme emportait ainsi toutes les richesses de son pays, entra dans une grande colère et fit monter à cheval toute sa cavalerie, avec ordre de courir sus aux six compagnons et de reprendre le sac. Ils furent bientôt atteints par deux régiments, qui leur crièrent: « Vous êtes prisonniers, rendez le sac et l'or qu'il contient, ou vous êtes massacrés sur l'heure.
    - Que dites-vous là, répliqua le souffleur, que nous sommes prisonniers? Auparavant vous danserez tous en l'air. »
    Et bouchant une de ses narines, il se mita souffler de l'autre sur les deux régiments, et ils furent dispersés çà et là dans le bleu du ciel, par-dessus monts et vallées. Un vieux sergent-major cria grâce, ajoutant qu'il avait neuf cicatrices, et qu'un brave comme lui ne méritait pas d'être traité si honteusement. Le souffleur s'arrêta un peu, de sorte que le sergent retomba sans se blesser; mais il lui dit: «Va trouver ton roi, et fais-lui savoir qu'il aurait dû envoyer plus de monde contre nous, et que je les aurais tous fait sauter en l'air. »
    Le roi apprenant l'aventure, dit: « Il faut les laisser aller; les drôles sont sorciers. » Les six compagnons emportèrent donc leurs richesses; ils en firent le partage et vécurent heureux jusqu'à la fin.
     
    從前有一個人,他有各種各樣的技能,在戰爭中也表現得非常勇敢忠實。 戰爭結束后,他被遣散回家,走時只給了他三個克魯茲路費。 他說:"等著瞧吧!我是不會滿足于這么一點錢的。如果我能找到合適的搭檔,我要國王把全國的財產都拿出來給我。"
    于是他氣沖沖地走進一座森林,看見有個人在那里像拔麥子一樣輕松地拔起六棵樹,便對拔樹的人說:"你愿意做我的仆人跟我走嗎?"那人回答:"愿意。但我現在得把這些柴火背回去給我母親。"他拿起一棵樹把另外五棵捆在一起,然后將整捆柴往肩上一背就走了。 不一會兒他就回來了,跟著退役士兵一起朝前走。 退役士兵對他說:"我們兩個在一起,一定能夠幸運地走遍天下。"
    他們走了沒多久,看見一個獵人跪在那兒瞄準。 退役士兵問他:"獵手,你在打什么?"獵手回答說:"離這兒兩英里的地方有棵橡樹,樹上停著一只蒼蠅。我要打它的左眼。"退役士兵說:"好極了!請你跟我們一道走吧,我們三個在一起準能幸運地走遍天下。"獵人很樂意地跟著他們走了。 他們來到七座風車旁,只見風車在飛快地轉,可左右卻沒有風,連小樹葉都一動不動。 退役士兵說:"我真不知道是什么在讓風車轉動,這會兒一絲風都沒有呢!"說著又和同伴們繼續前進。
    他們又走了兩英里左右,看到有個人坐在樹上,一個鼻孔塞上了,另一個鼻孔在出氣。 退役士兵問他:"天哪,你在那上面干什么呀?"那人回答說:"兩英里外有七部風車 ,你們看,我一出氣,它們就轉動了。 ""太好了! 請你跟我們走吧,我們四人在一起,準能幸運地走遍天下。 "吹氣的人于是爬下樹,跟著他們一起走。
    走了一段時間,他們遇到一個人只用一條腿站在那里,將另一條腿卸了下來放在一邊。 退役士兵問:"你這樣可以休息得很舒服吧?"那人回答:"我是個賽跑家,為了不跑得太快,只好把一條腿拿下來。如果我兩條腿同時跑,那就比飛還快了。""好極了!請你跟我們走吧,我們五人在一起,準能幸運地走遍天下。"于是他們一起走了。
    走了不一會兒,他們又碰到一個人。 那人戴著一頂小帽子,可他只將帽子掛在一只耳朵上。 退役士兵說:"把帽子戴正,別掛在耳朵上。要不別人會以為你是個傻子。"那人回答說:"我不能把帽子戴正,否則寒冷就會降臨,天上的飛鳥都會被凍死掉到地上來的。""原來是這樣。請你跟我們走吧,我們六人在一起,準能讓世界在我們面前折服。"
    他們來到一座城市,那里的國王正好在宣布:誰要是和他女兒比賽跑贏了,就可以做她丈夫;輸了的一律砍頭。 這時,退役士兵報名說:"我愿意讓我朋友替我比賽。"國王回答說:"那你必須把他的生命也作為抵押,你的頭和他的頭都要承擔失敗的后果。"互相講清條件后退役士兵給賽跑家裝上了另一條腿 ,對他說:"快快跑,幫我們取得勝利。"
    比賽規定誰要是先從一口很遠的井里取了水回來,誰就贏了。 賽跑家和公主各拿了一個水罐同時開始起跑。 公主跑了才一小段距離,賽跑家就跑沒影了。 他跑得像風一樣迅速,很快來到那口指定的井邊,裝滿一罐水就往回跑。 但跑到半道,他覺得有點累,于是放下水罐躺下睡覺了。 他從地上順手拿起一塊馬頭骨當枕頭,因為他想在硬骨頭上睡覺不舒服,一會兒就會醒來的。 公主雖然只能說是個普通的賽手,但確實也算是擅長跑步的了。 她跑到了井邊,裝了滿滿一罐水就又往回跑了。 當她看到賽跑家在打盹時,高興地對自己說:"這下對手可要落在我后頭了。"他將賽跑家的水罐倒空,繼續往回跑。 要不是千里眼獵人站在宮殿頂上看到了所發生的一切,他們準得輸。 獵人說:"國王的女兒別想贏我們!"說著趕緊往獵槍里裝了一顆子彈,巧妙地一槍打中了賽跑家枕頭用的馬頭骨,卻沒有傷賽跑家一根毫毛。 賽跑家猛然跳起來,發現水罐空了,公主也遠遠地跑到前頭去了。 他并沒有因此泄氣,又跑到井邊裝滿水罐往回跑,結果比國王的女兒還是先到了十分鐘。 他說:"你們看,我這會兒才用上兩條腿,以前根本不能算賽跑。"
    國王十分生氣,公主更是因為要被這么一個普通的退役士兵娶走而懊喪不已。 于是他們一起商量如何擺脫這個退役士兵和他的伙伴。 國王對公主說:"你不必害怕,我想了個辦法讓他們再也不會回來了。"他轉而對退役士兵說:"你們現在該好好吃一頓,樂一樂。"說著將他們領進一間房間,那里的地板是鐵的,門也是鐵的,窗上安了鐵欄桿,屋里擺了一桌精美的宴席。 國王說:"進來吧,好好吃一頓。"接著他命令廚師在鐵地板下面生火,把鐵板烤得通紅。 廚師在下面燒火,上面的六個人開始覺得熱乎乎的。 起先他們還以為是飯菜的緣故,可后來越來越熱,便想出來涼快涼快,沒想門被反鎖了,于是明白國王不懷好意,是想讓他們在里面悶死。 "他不會得逞的。"戴帽子的那人說,"我來降一層寒霜,讓火在它面前羞愧地溜走。"他剛把帽子戴正,寒霜就降臨了,熱氣一下子全被驅散,連桌上的菜也開始凍結了。
    過了幾小時,國王以為他們肯定被熱氣悶死了,于是親自來開門查看。 可他打開門一看,六個人好端端地站在那兒,生氣勃勃。 他們說想出來暖和暖和 ,里面實在太冷了,食物很快都凍結了。 國王怒氣沖沖地將廚師訓斥了一番,質問他為什么不按命令行事,廚師回復說:"火燒得夠旺了,不信你自己去看看。"國王一看,鐵房間下面果然燃著熊熊大火,他這才明白用這法子是治不死這六個人的。
    國王不斷琢磨著怎樣才能趕走這些不受歡迎的客人,后來他把領頭的找來,對他說:"如果你肯要金子而不要我女兒的話,你要多少就可以拿多少。""好的,國王陛下,"他回答說,"我仆人能拿多少你就得給多少,那樣我就可以不要你女兒了。"國王這下滿意了,退役士兵接著對他說:"我十四天以后來取金子。"緊接著他招集了全國的裁縫,要他們在十四天內縫出一個大口袋。 縫好后,他要那個能拔起樹的人扛上口袋和他一起來到國王那里。 國王問:"那個扛著像房子一樣大麻袋的大力士是誰呀?"他突然一驚,說:"他能扛走多少金子??!"他命人搬來一噸金子,是十六個最強壯的人搬來的,可大力士一把抓起來放進口袋,說:"一次怎么不多搬點,這點金子連口袋底都蓋不??!"國王只好讓人把他的全部財寶一點一點都拿了出來,大力士把它們往袋子里一扔,連一半都沒裝滿,便說:"再多運些來,這么一點根本不夠裝的。"國王只好用七千輛車將全國的金子都運來給他,大力士連金子帶套著車轅子的牛都一把掃進了口袋,還說:"我就不細看了,拿來什么我裝什么,只要把袋子裝滿就行了。"等全部裝完,袋子里還有很多空地方,大力士說:"算了吧,盡管口袋沒裝滿,我還是扎起來扛走算了。"說完將口袋往肩上一扛就和同伴們走了。 國王一看自己的全部財產被這么一個人奪走了,心里十分生氣。 他命令騎兵們上馬追趕那六個人,把大力士手里的包奪回來。
    不久,兩個騎兵團趕上了那六個人,他們喊道:"你們被捕了!快放下那只裝金子的口袋,否則你們會粉身碎骨的!"那個用鼻孔吹氣的人問:"你們說什么?我們被俘虜了?我這就讓你們上天跳舞去!"說著就捏住一個鼻孔,用另一個鼻孔吹氣,結果把兩個騎兵團吹得亂成一團,有的被吹到了天上,有的被吹過了高山,這里一個那里一個的,摔得滿地都是。 有一個中士,本來是個勇士,不該受這種侮辱,可此時他不得不請求饒命,因為他已經傷了九處。 吹氣的人停下來,讓那中士慢慢落下來,沒再受傷。 他對中士說:"現在你回去報告國王,要他再多派些騎兵來,我好把他們全吹到天上去。"國王一聽報告,只好說:"讓這幫流氓走吧,他們有魔法呢。"
    他們六人把財寶帶回家分了,從此富足地生活到老。
     
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